Rencontre avec Astral Bakers 🌌🌟
- Clotilde Carterot

- 6 janv. 2025
- 5 min de lecture
Le 20 décembre dernier, dans un café du 10ème, j'ai rencontré Theodora, membre du groupe Astral Bakers. Elle m'a raconté la manière dont 4 potes se sont réunis pour faire du soft grunge. En totale osmose, ils ont fait converger leurs arts pour donner naissance à The Whole Story, un premier album dévoilé en février 2024.
Theodora m'a également parlé de son projet perso avec Odyssey, un EP de 10 titres racontant le parcours, le deuil et l'amour (itw dispo prochainement).
clip de "Beautiful Everything" issu de l'album The Whole Story.
En écrivant cette rencontre je me perds dans les sons que Theodora m’a recommandés et je gravite dans l'univers des Astral Bakers.
Astral Bakers c’est quoi ?
Je vais faire de mon mieux pour représenter un groupe de 4 personnes à moi seule (rires).
Moi c’est Theodora je suis bassiste et une des chanteuses du groupe. Astral Bakers, c’est avant tout une histoire d’amitié qui dure depuis quelques années. À la base du projet, il y a Ambroise, le chanteur principal du premier album, qui a apporté la plupart des compos. Même si on est partis à 4 sur cette aventure, c’est surtout sa musique qui a tout lancé. Il avait plein de textes et de mélodies en stock, qu’on a mis en forme ensemble.
Ensuite, il y a Nico à la guitare et Zoé, qui est à la batterie et aussi au chant.
Donc vous êtes potes à l’origine ?
Oui, des supers potes. Il y a un mélange d’amitié très forte, et de musique. On a partagé pas mal de projets. D'abord avec Nico on a bossé sur la dernière tournée de Sage (c’est le blaze d’Ambroise) en 2008, et ça matchait hyper bien tous les 3. J’ai fait la tournée de Fishback avec Nico aussi. Avec Zoé on est parties en tournée avec Laura Cahen notamment. A un moment donné on s’est dit "pourquoi on essaierait pas de créer un groupe qui nous permettrait de passer plus de temps ensemble, d’exprimer quelque chose de nouveau à travers nos 4 individualités".
Qui a donné le vrai coup de départ du groupe ?
On a fait un concert complètement imprévu avec Ambroise et Nico pour les Nuits Secrètes, un festival à Lille. On devait jouer 2 sets acoustiques dans une église désacralisée. Mais comme on a été prévenus de ce concert la veille, on a improvisé. On a du créer le set de toute pièce dans la voiture pour aller à Lille et pendant les balances. Y’avait un peu un vertige parce qu’on savait pas si ça allait marcher. Et finalement le public nous a vraiment suivi, et c’était hyper beau. Donc c’est de la qu’est venue l’idée. Il s’était passé un truc de fou et il fallait creuser. Ce moment a été clé. On a commencé à se voir à 3 et on s’est rapidement dit qu’il manquait d’une batterie. J’ai tout de suite pensé à Zoé.
L’officielle naissance du groupe date de 2021 ?
Plutôt fin 2020, en fait on a beaucoup travaillé en sous marin avant d’annoncer Astral Bakers. On a effectivement travaillé l’arrière salle pendant longtemps, puis on a fait ce premier concert au Consulat en 2021 et ça a sellé l’existence du groupe.
Tu disais que The Whole Story, votre premier album était principalement composé par Ambroise, est ce que chacun a pu apporter sa touche ?
C’était intéressant parce qu’on partait du projet d’Ambroise, mais ce n’était pas non plus juste un projet solo où on aurait été ses musiciens. On voulait vraiment trouver LE son Astral Bakers, transformer ses compos en quelque chose qui ait une vraie identité et qui reflète nos 4 personnalités. On sent la patte d’Ambroise qui est inspiré des grands songwritter comme Neil Young. Il oserait pas se comparer mais il a une manière de composer qui tient des grands songwritter (rires). Il est très influencé par Lenon et Mc Cartney. Nous on essaie de grungifier un peu tout ça pour pas que ça soit trop classique. On a ce côté grunge des années 90, mais parfois on va chercher dans les années 70, avec Neil Young et tout ce qui touche au soft rock. On veut vraiment explorer ce mélange, et on s’est dit qu’il y avait un créneau à prendre.
Niveau inspi quels groupes vous ont marqué ?
On a tous les 4 des gouts assez différents. Quelques groupes nous réunissent mais y’a beaucoup de choses qui nous séparent. Moi j’adore l’électro, j’ai une culture différente. Mais y’a des trucs qu’on a tous énormément écouté séparément comme Kurt Weil (celui des années 2000) qui est un rocker de Philadelphie. Y’a aussi Big Thief. On a fait une playlist avec nos références au début et c’est ce qu’on y trouve.
Ça va faire un an que The Whole Story est sorti, vous l’avez vécu comment ?
On l’a hyper bien vécu parce que c’est la première fois depuis longtemps qu’on consacre tous beaucoup de temps à un projet parallèle, car on a tous des carrières riches. On était contents qu’il y ait un résultat à la hauteur. Enfin on a eu de bonnes critiques. On ne savait pas comment ça allait être reçu et on a pu faire de belles dates au Pays Bas, en Allemagne. Le meilleur reste à venir je dirais.
Vous devriez venir Ă Dijon !
On aimerait trop venir à Dijon. Je suis déjà venue à La Vapeur plusieurs fois.
Vous avez sorti un single récemment, Within a Heartbeat, c’est annonciateur de quelque chose ?
Probablement. (rires) Sisi, on est a fond en ce moment. On est partis aux Etats Unis en juin pour collaborer avec un producteur qui s’appelle Sam Edvian qui avait mixé le premier album. On a enregistré au Nord de New York dans son studio. On a posé les bases d’un deuxième album. Depuis on travaille à la "Bakery", notre studio à Paris.
On commence à donner la voix à chacun d’entre nous donc c’est intéressant. C’est de plus en plus collaboratif.
C’est venu de la volonté de chacun de chanter ?
Ça s’est fait naturellement. Chacun essaie ses trucs, on prête l’oreille et on dit « waou c’est cool », et hop on rebondit et on poursuit telle ou telle idée.
C’est pas trop compliqué à 4 d’avancer ?
Disons qu’on a tous un peu un pouvoir. On essaie de rester discipliné dans nos champs même si ça se mélange. Chacun essaie d’apporter le meilleur de son art.
Tant que tout le monde n’est pas pleinement satisfait on essaie de pousser. Mais il faut quand même avancer donc chacun prend sur soi.
Vous ĂŞtes tous les 4 auteurs compositeurs (en termes de droits d'auteurs) ?
Oui, on a fait en sorte qu’il y ait un système ou chacun était auteur compositeur. Ça reflète le travail global fournit par chacun. C’est assez sain. Je trouve ça cool.



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